Entrée 5 : Catastrophe

Cette semaine j’avais  prévu de consacrer mon quota de 300 mots quotidien à ma nouvelle “La bête” afin de pratiquer mes descriptions. J’ai mis au point une façon de faire qui est pas mal, je pense au feeling de la scène que je veux décrire et je fais une liste de mots qui m’évoquent ce feeling. Ensuite, je commence à écrire ma description en puisant dans cette liste de mots et en travaillant la structure de mes phrases. Résultat : normalement à 300 mots par jour pendant 5 jours j’aurais dû atteindre la modique somme de 1 500 mots et j’en ai écrit… 80. 

Non, je n’ai pas envie de travailler un autre texte. Oui, j’ai fait une semaine catastrophique. Non, ce n’est pas ma méthode pour écrire des descriptions qui a échoué. Oui, j’ai totalement été tétanisée devant “La bête”. Sans chercher à me trouver des excuses, les 80 mots que j’ai réussi à avancer étaient durant une journée où j’avais de l’énergie et ça m’a quand même pris une ou deux heures pour réussir à me mettre au travail. On s’entend que le lendemain où le moral n’était pas terrible, j’ai même pas cherché à me battre avec ma flemme… si en possession de toute mon énergie je peine à me mettre au travail et que le résultat est obtenu au compte-goutte, sans énergie c’est juste pas la peine…

J’ai quand même fait attention d’écrire mes 300 mots de n’importe quoi, pour au moins ne pas perdre ma structure de quota quotidien. Comme ça, ok j’ai pas réussi ce défi, mais je n’ai pas tout perdu. J’ai parlé avec un collègue écrivain et avec mon mari pour trouver des solutions (non je ne veux pas changer de projet, je veux écrire cette nouvelle). Déjà, je vais abaisser le quota pour cette nouvelle à 100 mots par jour. C’est peu, mais vu comment le travail m’intimide je préfère avancer au compte-goutte pendant une semaine que de faire du sur-place pendant un mois. Ensuite, je vais essayer de focaliser sur l’importance de faire l’exercice plutôt que sur la perfection du résultat. Comme ça, même si je suis fatiguée ou down et que le résultat de mon dur travail n’est pas utilisable pour la nouvelle finale, je ne considérai pas avoir travaillé “pour rien”. Là mon objectif n’est pas d’écrire la meilleure nouvelle du siècle, c’est de travailler les descriptions pour être plus à l’aise quand j’écris. Que j’aie de l’énergie ou pas, que ça donne des bribes de textes géniales ou nulles, l’important c’est la pratique de l’exercice pour qu’à la longue je n’ai plus à penser mes structures de phrases et faire mes listes de mots en avance.

Donc voilà, cette semaine je repars à la bataille et on verra ce que ça donnera. En fait, comme j’ai deux rendez-vous médicaux (pour la grossesse, je vais bien, on ne s’affole pas) et qu’ensuite on va dans la belle famille pour Noël, je ne sais pas trop à quel point je vais pouvoir être assidue. Si ça se trouve, le changement de décor sera bénéfique (surtout que je n’aurai plus la possibilité de binger des Grey’s anatomy) ou au contraire je n’aurai ni le temps ni l’énergie… M’enfin on verra…

 

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