Entrée 3 : Semaine pas top

Alors comment dire que cette semaine n’a pas été la plus productive de ma non-carrière. Baisse de moral et fatigue de grossesse, le combo parfait pour une gentille déprime existentielle d’écrivain. 300 mots à écrire par jour c’est bien, mais si je n’écris que de la merde, je ne suis pas plus avancée. D’où pourquoi je souhaitais commencer à travailler sérieusement mes textes en implémentant des séances d’éditing quotidiennes en plus de mes quotas. Ça a lamentablement échoué. J’ai rien édité du tout. Par contre, j’ai réussi à tenir mes quotas et ça c’est déjà bien. 

Avec le recul, les séances d’éditing c’était peut-être pas la meilleure approche. Quand j’édite un premier jet de qualité, le peaufiner est simple. Par contre, quand j’ai l’impression que mon premier jet est nul ou qu’il a un gros défaut, j’ai beau me battre avec le texte, en réécrire une vingtaine de versions, je n’arrive pas à en faire quelque chose de potable et ça me décourage. Bref, là avec mes 300 mots à la va-vite on se doute à quelle qualité je vais avoir affaire lorsque je vais devoir éditer mes textes et là cette semaine, je n’avais juste pas le courage de m’attaquer à ça. Sysiphe est peut-être un rayon de soleil avec son caillou comme le pense Camus, mais moi, ça me saoule déjà rien que d’y penser.

Je vais donc essayer une autre approche pour la semaine prochaine. J’ai bien réfléchi et plutôt que de me lancer dans l’editing à bras ouvert comme ça en chute libre, je vais d’abord travailler à bien écrire (duh !). Si éditer ou écrire quelque chose de qualité est aussi intimidant pour moi ce n’est pas parce que je n’ai jamais d’éclat de génie ou que je ne produis rien de bien, c’est simplement que la plupart du temps quand j’écris, je n’ai pas l’impression de maîtriser ma plume. Et je déteste infiniment cette impression de ne pas maîtriser ce que je fais.  

Déjà les descriptions de lieu, j’ai l’impression d’avoir deux pouces gauches coincés dans la même bottine. Je vais donc commencer avec ça cette semaine. Je vais étudier les descriptions, peut-être me faire quelques ateliers et surtout je vais utiliser mon quota de 300 mots pour pratiquer ces putains de descriptions.

Si j’arrive à faire ça et que je vois de l’amélioration, je pourrais continuer sur cette voie et travailler un truc d’écriture chaque semaine jusqu’à ce que je me sente suffisamment à l’aise dans l’écriture. À partir de là, éditer sera plus facile.

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