Entrée 2 : Ma petite routine

Après une semaine d’écriture quotidienne, je peux dire que ça fait du bien de se sentir à nouveau sur la piste de danse. Suivant les commandements de “Are you actually going to write a book or just talk about it ?” j’ai accompli cette routine pendant une semaine : quota quotidien de 300 mots de fiction à écrire, quota quotidien de 20 pages de roman à lire et un article de blog par semaine. 

Grâce à cette semaine de production minimum, on s’entend que 300 mots par jour ce n’est pas grand-chose, j’ai réussi à finir deux vieilles nouvelles abandonnées en cours de route. Bon, finir… faut le dire vite. Je les ai complétés en premier jet seulement, reste la phase d’édition et de correction qui reste quand même une bonne partie du travail. Maaaaais ! J’ai quand même fini en premier jet deux nouvelles sur les 24 abandonnées de mon dossier draft et ça, c’est la classe ! Plus que 22 nouvelles abandonnées en cours de route (que j’aimerais finir) et 26 idées de nouvelles pas encore écrites (que j’aimerais commencer et finir). Ce qui nous fait un total de “deux secondes je vais pleurer dans mon oreiller et je reviens” nouvelles… 

Sur une note plus joyeuse, cette semaine d’écriture quotidienne m’a appris deux choses essentielles. La première est l’évaluation d’une charge de travail. C’est tout bête, mais comme j’avais l’habitude de faire de grandes séances d’écriture (lire, je commençais une nouvelle de 5 000 mots et je ne m’arrêtais que lorsqu’elle était finie), je n’avais pas conscience de ce que signifiait écrire 750 mots ou 250 mots en terme de temps et d’effort. Je ne savais pas non plus évaluer à quoi correspondait une page ou une demi-page de texte… maintenant c’est plus clair. Achever 300 mots ne me prend qu’une demi-heure environ, ce qui veut dire que j’écris à un rythme de 10 mots par minutes et pour ce que ça représente sur une page, c’est euh…. pas tout à fait une demi-page… m’enfin ça dépend des dialogues et de l’aération des paragraphes, en fait… en fait, faut écrire 300 mots par jour pour sentir le truc.

Oh et au passage, sauf les jours où je traîne littéralement mes doigts sur les touches du clavier comme des soldats épuisés, je dépasse toujours mon quota quotidien, parfois même par le double de mots requis. (Yay !) 

Deuxième chose que ce quota quotidien m’a appris, c’est que j’écris effectivement parfois de la merde. Bah oui, avec un quota et de la fatigue, forcément à un moment on vise la quantité et non la qualité. Bon, on se sent pas terrible après, avec cette impression d’avoir perdu notre temps et de l’espace digital pour rien. Sauf que justement, c’est pas pour rien ! Je dirais même qu’écrire de la merde est essentiel à l’écrivain. C’est de cette façon que l’on peut voir nos défauts, nos mauvaises manies d’écriture et nos tics lorsque l’on est fatigué. Si l’on ne sait pas ce que l’on fait de mal quand on écrit mal, alors c’est compliqué de se surveiller ou même de se corriger. Alors voilà, vive la merde ! Le quota quotidien m’apprend à connaître ma palette d’écriture de naze à géniale.

 

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  1. Marie Clémence

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